Vélo by Léo — Lionel Solheid

Arnaud, le mordu de…BMX

Championnat d’Europe de BMX…à Soumagne…ça m’a vraiment plu

Un BMX pour Arnaud et sa soeur, un papa branché vélo…

Pouillou-Fourneau, petit hameau theutois, à côté de Juslenville. C’est le théâtre de ses premiers émois cyclistes. La voie semblait d’emblée toute tracée, le premier vélo du petit Arnaud, c’est…un BMX. « Avec ma soeur, on avait reçu un BMX Torpedo Diamond…le mien était vert et jaune, je me souviens d’autant mieux qu’il y a des photos de cette époque chez mes parents, sur lesquels on lave nos vélos, mais si on a testé le vélo, on s’est aussi essayé à d’autres sports. Par exemple, j’ai aussi fait du football, mais il faut avouer que mon père était quand même bien branché vélo, moto, etc. Il organisait des balades VTT avec un magasin, donc je l’accompagnais volontiers ». Arnaud allait régulièrement rouler avec le club de Theux VTT, l’Ardennes Mountain Bike, cher à Jules Hazard. « Puis, j’ai fait du trial, au club des Sauterelles, à Pepinster. A la CCJ, avec monsieur Noël…on visitait pas mal d’endroits, mais j’ai quand même plus vite mordu au BMX ».

Le vrai déclic, il se produit en 1991, Arnaud n’a que 5 ans… « Nous sommes allés voir une manche du championnat d’Europe de BMX, qui se déroulait à Soumagne, et ça m’a vraiment plu ». Ni une ni deux, papa Dubois prend tous les renseignements pour permettre au fiston de rejoindre le club de Soumagne qui en était à ses balbutiements. « Il n’y avait alors que trois-quatre personnes qui s’en occupaient et mon père a pris les choses en main, il organisait des entraînements avec les quelques jeunes qui voulaient tenter leur chance ».

Les Mondiaux à Schijndel

Rapidement, Arnaud effectue ses premières courses et seulement deux ans plus tard, il prend part à ses tous premiers championnats du monde pour les jeunes (toutes les catégories étaient regroupées sur plusieurs jours durant la carrière d’Arnaud, jusqu’aux élites, « tout le monde se retrouvait sur la piste du plus petit au plus grand, c’était très convivial, mais des lignes étaient réservées pour les élites »). « En fait, ils se déroulaient aux Pays-Bas (Schijndel), à seulement une heure de chez nous, donc l’opportunité était rêvée. A cette époque-là, on y allait assez librement, parce qu’il n’y avait pas beaucoup de pilotes, il suffisait de s’inscrire, mais je portais quand même un maillot national belge. Maintenant il faut passer par des qualifications, car le BMX s’est développé. On a combiné nos vacances avec les compétitions, en s’y rendant en mobile home; si je me souviens bien, j’ai quand même atteint les demi-finales…c’était une sorte de one shot dans ma jeunesse, car les suivants se déroulaient en Colombie, aux Etats-Unis, et à ce moment-là c’était encore impossible de s’y rendre, d’autant que cela ne se justifiait pas encore au niveau des performances ».

Les premiers résultats probants, le Theutois les obtient sur des courses belges, puis commence à voyager à travers l’Europe. En 1996, il termine 8e des Mondiaux à Brighton, puis en 1998… « là, c’est la grande aventure, on part pour l’Australie…mon père était parvenu à dégotter des sponsors ça et là pour financer une partie du voyage. Forcément, que ce soit là ou ailleurs en Europe, nos vacances se muaient en compétitions, mes parents s’étaient clairement mis au diapason du BMX, ils se sont entièrement investis… je devenais un peu l’épicentre des choix familiaux: on se retrouvait dans les campings, avec les autres compétiteurs, aux championnats d’Europe, notamment ».

Grâce aux sponsors mais aussi à l’organisation de soupers en sa faveur, Arnaud voyage déjà beaucoup à l’époque: Australie, mais aussi Argentine, Brésil (photos ci-dessous), etc. « C’est d’ailleurs au Brésil que je me suis éclaté la rate… »

Juste avant de parvenir à la catégorie des juniors, Arnaud a alors 15-16 ans, ses résultats lui permettent d’obtenir une reconnaissance de la fédération de cyclisme. Il reçoit des aides pour les voyages. « A partir de la catégorie junior, un team national se structure sous l’impulsion d’Ellen Bolansee (vice-championne du monde en 2000) « . On partait sur les courses en délégation, on bénéficiait enfin de stages nationaux, je me souviens qu’en arrivant dans la catégorie élites, nous sommes même partis pour un stage aux Etats-Unis ».

En 2003, Arnaud s’apprête à effectuer le grand saut vers les élites: à Perth, en Australie, il décroche la 5e place aux Mondiaux juniors.

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