Vélo by Léo — Lionel Solheid

2022 chez Intermarché-Wanty-Gobert: croire en ses chances, comme Van der Hoorn

A l’image de ce qu’a pu réaliser le baroudeur néerlandais Tacco Van der Hoorn la saison dernière (vainqueur d’étape sur le Giro et sur le Tour du Benelux) ou de l’excellente Vuelta de Rein Taaramae (vainqueur d’une étape) et du Norvégien Odd Christian Ekking, porteur du maillot amarillo durant neuf jours, tous les coureurs de l’effectif d’Hilaire Van der Schueren doivent prendre conscience qu’ils peuvent semer la zizanie dans le peloton, parfois avec le succès au bout du compte.

Un effectif qu’ont quitté deux des satisfactions de l’année dernière, puisqu’Eiking a rejoint l’équipe Education First, alors que le sprinter néerlandais, Danny Van Poppel, vainqueur l’an dernier du Mémorial Franck Vandenbroucke, à Binche, est passé dans les rangs de Bora.

Le viking Kristoff à l’abordage

Et pourtant, l’équipe dirigée par Jean-François Bourlart n’est pas restée inactive sur le marché des transferts, avant d’entamer sa seconde saison dans le World Tour. D’abord en attirant un des meilleurs sprinters de la planète, ou tout du moins qui le fut longtemps, le Norvégien Alexander Kristoff. A 34 ans, l’ancien champion d’Europe reste sur une saison mièvre, mais il se retrouve dans un environnement belge, de classiques, qu’il apprécie (« ma deuxième maison »): le bonhomme a tout de même remporté le Tour des Flandres en 2015, et Gand-Wevelgem, quatre ans plus tard. Vainqueur surprise de la 1e étape du Tour de France 2020 (3e du Ronde et de Kuurne cette année-là), le Viking veut encore se mêler aux bagarres des sprints massifs, comme il le fit en gagnant Milan-San Remo en 2014. Ses 81 victoires en font un des palmarès du peloton qui forcent le respect. Et il ne vient pas seul d’UAE Emirates, puisque son fidèle Sven Erik Byström l’a accompagné.

Pour renforcer le riche noyau des classiques, dont Kristoff fera désormais partie, aux côtés de coureurs comme les Belges Jan Bakelants, Aimé De Gendt, Quinten Hermans, Baptiste Planckaert et Loïc Vliegen, du Néerlandais Van der Hoorn, IWG s’est aussi attaché les services du jeune belge Gerben Thijssen, ancien champion de Belgique espoirs, du très expérimenté Dimitri Claeys, encore 6e du Ronde, fin 2020, et le Français Adrien Petit, dont la pointe de vitesse n’est pas à dédaigner. D’ailleurs, en parlant vitesse, avec Kristoff, Planckaert et le Néerlandais Boy Van Poppel, ça ne va pas trainer en chemin.

Ghirmay, LA révélation africaine !

Sur des parcours plus accidentés et dans des courses à étapes, l’équipe pourra s’appuyer sur deux joyaux africains: le Sud-Africain Louis Meintjes, ex-jeune de l’UC Seraing, qui a véritablement ressuscité sous ses nouvelles couleurs wallonnes, avec une 14e place finale au Tour de France, lui qui y termina 8e à deux reprises en 2016 et 2017; et puis le jeune et très talentueux érythréen Biniam Ghirmay, qui s’est véritablement révélé aux yeux du monde, en terminant 2e des Mondiaux espoirs à Louvain, l’an dernier. La toute première médaille mondiale sur route pour un Africain de couleur. Ce qui lui vaudra d’ailleurs le titre de coureur africain de l’année.

Et Jean-François Bourlart, pour donner plus d’épaisseur encore à son équipe de grimpeurs, dont font aussi partie l’Italien Lorenzo Rota, le Tchèque Jan Hirt et l’Estonien Taaramae, a puisé dans la manne de talents belges: il a transféré de Lotto le très prometteur Kobe Goossens, 24e de la Vuelta 2020, et ancien lauréat du Tour du Jura chez les espoirs, et Laurens Huys, très en vue la saison dernière dans les Ardennaises, et qui a fait presque toute sa carrière en Wallonie (CC Chevigny, puis Bingoal Wallonie-Bruxelles).

A propos de Wallons justement, le trio a été amputé d’un départ, puisque Ludwig De Winter a mis un terme à sa carrière. Reste le courageux, zélé et très sympathique coureur de Hombourg, Kevin Van Melsen, et un tout aussi affable Loïc Vliegen qui, de son propre aveu, doit une revanche à son équipe comme à ses supporters.

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