Vélo by Léo — Lionel Solheid

Arnaud, « monsieur » le gestionnaire

M’aventurer sur des terrains que je ne connaissais pas

Le boss de la Baraque de Fraiture

C’est en qualité de « maître ès BMX » qu’Arnaud débarque à la Baraque de Fraiture, car les gestionnaires ambitionnaient d’y créer une piste de BMX. « J’ai chapeauté l’aménagement de la piste, et on en a fait la promotion, notamment via les médias…Puis, le gestionnaire de l’asbl a pris sa pension, et je me suis dit, avec les formations que j’avais réalisées, pourquoi ne pas tenter de prendre sa succession. Ce qui fut fait en 2018 et depuis, je suis donc gestionnaire de l’asbl la Baraque de Fraiture et j’ai la grande chance de pouvoir développer ce site qui, il est vrai, tourne beaucoup autour du vélo désormais (rires). Ceci étant dit, cela me permet de m’aventurer sur des terrains que je ne connaissais pas bien jusqu’alors…comme par exemple la course d’orientation, sans parler de l’activité ski bien entendu ».

Le Theutois est donc à la tête d’une équipe dont les tâches principales est d’entretenir le site et l’animer tout au long de l’année. « Des ouvriers, des moniteurs, des encadrants…nous organisons des activités, mais on peut aussi mettre le site en location pour des personnes qui organisent des événements, des compétitions, etc. ».

Diversification, le maître-mot

Et les activités et disciplines sont légion à la Baraque, en plus des pistes de ski alpin et de ski de fond… « Des stages de BMX, forcément… de descente VTT (et remonte-pente avec le tire-fesses), il y a donc la course d’orientation, la marche nordique; on organise aussi des balades nature, nous sommes d’ailleurs en train d’élaborer des projets dans le même sens, des sortes de séminaires de découverte de la nature, de la faune et flore locale. Toutes ces activités ont été développées en marge des sports d’hiver, parce que l’on constate qu’obtenir de bonnes conditions hivernales, cela devient de plus en plus aléatoire et sur le long terme, le ski ne peut financièrement pas se suffire à lui-même« .

Pour tout ce qui ne concerne pas le vélo, le Theutois a dû apprendre sur le tard et s’adapter… « Je lis, je me renseigne, et puis il y a des choses que je gère moins: ce n’est pas moi qui vais faire guide-nature, je suis quand même d’abord le gestionnaire et je m’appuie sur des personnes qui sont compétentes dans leur domaine, le plus possible originaires de la région…une sorte de réseau qui s’élabore au fil des années… mais c’est aussi très exaltant , très enrichissant de se retrouver dans un créneau que l’on ne connaît pas du tout à la base… »

Pompier & pump-track !

Et dans le même ordre d’idée, Arnaud nous révèle qu’il est aussi devenu…pompier volontaire depuis six ans. « J’avais cette envie en tête depuis assez longtemps, d’abord pour le service à rendre à la population, et pour le coup, c’est quelque chose que je ne maitrisais absolument pas et ce qui était assez excitant pour moi, me retrouver « en bas de l’échelle » et apprendre… »

Arnaud a choisi cette voie plutôt que celle de coach national, comme bien de ses adversaires du passé (comme l’Anglais Ian Phillips, devenu formateur UCI à Aigle, ou le Français Mickael Violain), parce que ce poste le frustrait trop en bord de piste: « J’ai assisté Chris Jacobs après ma carrière et je pense qu’il aurait voulu que je m’implique plus dans ce rôle, mais cela ne me convenait pas ». Il donne aujourd’hui son énergie à vouloir développer le site de la Baraque de Fraiture. « Le contexte sanitaire que l’on connaît actuellement représente un défi supplémentaire, et cela motive le fait de vouloir en sortir et trouver des solutions, pour pouvoir développer les activités ici. J’ai vraiment envie d’aller au bout des choses dans ces infrastructures, mais j’ai toujours cette envie en parallèle de vouloir encore trouver des sites et développer des pistes de BMX en Belgique…côté wallon, on est encore vraiment faibles à ce niveau-là. Des pistes, mais aussi des pump-tracks, parce que la tendance est clairement à ce type d’infrastructures…j’ai quand même envie de garder un pied dans ce milieu-là aussi ». Mise à part la piste de la Baraque, Arnaud a aussi participé à l’élaboration de mini-pistes ou de pump-tracks, comme à Bruxelles, Sprimont ou Braine l’Alleud.

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