Vélo by Léo — Lionel Solheid

Kern-Pharma 2022: vivier ibérique de jeunes talents, que l’on verra sur la Doyenne…

Cette formation continentale n’est probablement pas la plus connue du grand public. Surtout dans le nord de l’Europe. Et pourtant, elle tente de se faire connaître à travers un programme de courses qui l’ont emmenée l’an dernier en France, en Slovénie, en Croatie, etc. Cette année, la volonté est d’accroitre leur présence sur des courses italiennes, en plus du programme espagnol. L’équipe est quand même parvenue à être sélectionnée pour des courses World Tour comme le Tour de Catalogne, et surtout Liège-Bastogne-Liège. Elle débutera sa saison au Tour des Alpes.

Pour 2022, la direction de cette équipe basque (au sein de laquelle on retrouve quand même deux anciens coureurs d’Euskaltel, le team manager Juanjo Oroz, et le directeur sportif Pablo Urtasun), a permis à quatre jeunes du club de Lizarte (leur antichambre) de rejoindre l’effectif pro, constituant un groupe de 24 coureurs, dont la moyenne d’âge est la plus jeune de l’ensemble du plateau pro mondial, pour la seconde année consécutive. Mais elle regorge de coureurs d’avenir, au potentiel intéressant (photo: le patron Manuel Azcona et Juanjo Oroz)

Parmi ces quatre coureurs, certains sont considérés comme vraiment très prometteurs, à commencer par le plus jeune, Igor Arrieta, 19 ans, qui n’est autre que le fils de Jose-Luis Arrieta (ex-Banesto, aux côtés de Miguel Indurain), Igor qui est champion d’Espagne espoirs contre-la-montre (10e des championnats d’Europe de la discipline) et qui a quand même remporté le très relevé Tour de Castellon chez les U23; le champion d’Espagne espoirs sur route, Ivan Cobo, qui s’était imposé au Tour du Portugal pour juniors, ou encore Pau Miquel, 20 ans comme Cobo, qui a gagné la coupe d’Espagne pour espoirs (photo copyright Gomez Sports: Miquel, Cobo, Arrieta & Eugenio Sanchez).

Et le cinquième petit nouveau, c’est le Castillan Hector Carretero, qui évoluait la saison dernière chez Movistar. Ce dernier a tout de même fini 3e du Trofeo Tramontana, l’an dernier, au Challenge de Majorque, la course remportée aujourd’hui par Tim Wellens.

Du groupe de l’an dernier, il demeure des coureurs qui sortent un peu plus du lot, tels que Roger Adria et le grimpeur castillan, Jose Felix Parra (plutôt bien nommé pour la montagne…). Le rouquin de Barcelone s’est fait remarquer plus d’une fois ces deux dernières années, face aux meilleurs pro, terminant notamment 3e de la Clasica de Ordizia, derrière le vétéran Luis Leon Sanchez et le jeune prodige espagnol Juan Ayuso, et 3e du Tour du Frioul-Vénétie-Julienne, que remporta d’ailleurs le Gaumais Gaëtan Bille en 2015 (puis des coureurs comme Champoussin et Leknessund), et que, justement Jose Felix Parra, termina 2e l’an dernier. Parra qui s’est tout de même offert le Tour d’Alsace en 2021.

Du potentiel, il y en aussi chez Kiko Galvan, 4e du Tour d’Alentejo et du Grand Prix de la Marseillaise en 2021 (course qui sera disputée dimanche), qu’il termina derrière le trio français Paret-Peintre, Boudat, Coquard… Il y a les frères madrilènes Garcia Pierna: Carlos a fini 13e du Baby Giro en 2020, tandis que Raul fut champion d’Espagne contre-la-montre espoirs. Ou encore le Tchèque Vojtech Repa, accablé par les chutes ces derniers temps, mais qui fut tout de même médaillé de bronze aux championnats d’Europe espoirs.

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